Quelques conseils de lecture...

Jeunes en grande difficulté : prise en charge concertée des troubles psychiques

Objectifs

Cet ouvrage est le fruit d’une concertation engagée dès 1999 entre les ministères chargés de la Justice et de la Santé et des Affaires sociales.

Mineurs protégés ou sous main de justice, victimes ou auteurs d’agressions ou de violences, mineurs relevant de structures médico-sociales ou jeunes en rupture, les problématiques se recoupent quel que soit, en réalité le lieu de prise en charge. Face aux trajectoires d’échecs de certains mineurs, dits « incasables » potentiellement porteurs de troubles psychiques, comment dépasser les difficultés rencontrées par les professionnels des différents champs et favoriser le rapprochement et l’articulation, entre institutions sanitaires, médico-sociales, éducatives et judiciaires ?

Cet effort de concertation a connu un premier temps fort, par l’organisation en mai 2000, d’un séminaire Santé/Justice rassemblant plus de 400 professionnels amenés à s’exprimer sur la prise en charge des mineurs en grande difficulté.

La circulaire interministérielle du 3 mai 2002 relative à la prise en charge concertée des troubles psychiques des enfants et adolescents en grande difficulté a défini les orientations tenant en compte la nécessité, reconnue par tous les professionnels, d’une élaboration pluridisciplinaire et partenariale, des réponses aux besoins d’éducation et de santé mentale de ces mineurs.

Repérer, comprendre et soigner la part de troubles et souffrances psychiques à l’oeuvre dans l’expression de comportements souvent socialement indésirables, tout en soutenant la qualité de la relation et de l’action éducative engagée par de nombreux professionnels auprès de ces jeunes, constitue l’un des enjeux forts d’une politique de santé publique et de protection de l’enfance et de la jeunesse.

La mission confiée au professeur Philippe JEAMMET et à Monsieur Michel PERDIGUES, par les directions concernées des deux ministères, était l’apport d’éléments de guidance aux institutions et aux professionnels en charge des aspects éducatifs, sociaux, sanitaires et judiciaires auprès de ces jeunes, pour accompagner le travail d’articulation et de confrontation des cultures.

À présent il est souhaité que les pistes de réflexion esquissées dans ce document, au travers d’exposés théoriques de différents champs disciplinaires et d’initiatives de terrain puissent trouver un prolongement dans des débats locaux et favoriser la capacité des institutions à travailler ensemble.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapp_mineurs.pdf

 

Santé mentale : souffrances ou troubles psychiques : rôle et place du travailleur social

 

Les travailleurs sociaux expriment des difficultés voire un réel malaise, du fait de l’importance grandissante de situations qu’ils ont à traiter, dans lesquelles la dimension psycho-sociale

des problèmes ou le trouble psychique de l’usager sont présents, de façon plus ou moins manifestes.

 

L’expression d’une « souffrance psychique » fortement associée à la précarité et à l’exclusion vient infiltrer le champ social et doit être prise en compte dans ses pratiques.

 

S’il est rendu plus complexe et doit de ce fait être soutenu, le travail social demeure un vecteur essentiel de prise en charge de la souffrance psychosociale et doit être en tant que tel mieux reconnu.

Ce document, destiné aux travailleurs sociaux, a été conçu dans le cadre d’un groupe de travail pluriprofessionnel conduit par la Direction générale de la Santé et la Direction généralee l’Action sociale. Sa réalisation s’est en outre appuyée sur une enquête conduite auprès de professionnels inscrits dans divers modes d’exercice du travail social, ainsi qu’auprès d’équipes de psychiatrie. La restitution de cette somme d’actions et de réflexions conduite par des professionnels de terrain permet de redessiner une pratique qui, avec ses outils propres, apporte une contribution essentielle dans le champ de la santé mentale.

 

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/travailleur_social.pdf

 

 

 

 

 

 

LA CITOYENNETE A L'ECOLE : VERS UNE DEFINITION D'UNE PROBLEMATIQUE SOCIOLOGIQUE

In : Revue française de sociologie. 1998.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1998_num_39_4_4836

 

Anne Barrère, IUFM, Nord-Pas-de-Calais – Université Lille III

Danilo Martuccelli, Université Lille II et CADIS – CNRS-EHESS

 

La république doit respecter l’individu tout en l’instruisant : elle n’a pas la volonté « totalitaire » de se substituer à la famille ou à l’individu lui-même, mais elle doit assurer la formation morale et civique du citoyen.

 

Les dimensions de la citoyenneté

Le citoyen est membre reconnu d’une collectivité

La citoyenneté implique des critères d’appartenance à une communauté politique, le plus souvent, mais pas toujours, identifiée à la Nation. Cette condition indispensable trace une frontière entre ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors. Leur appartenance commune fonde, d’une certaine manière, une empathie implicite parmi les citoyens. La clôture sociale, pour différente qu’elle soit, est consubstantielle à la notion de citoyenneté.

 

Le citoyen doit avoir un sens du civisme

La citoyenneté, le plus souvent, est fondée sur le présupposé que les individus reconnus comme citoyens disposent de certaines valeurs, ce que très souvent on désigne par le mot « civisme ». C’est autour de cette qualité que se sont centrés la plupart des textes philosophiques, qui insistent depuis l’antiquité classique non seulement sur les connaissances nécessaires pour exercer sa tâche de citoyen mais aussi, et surtout, sur les vertus qu’il doit avoir : probité, patriotisme, dévouement au bien commun. Dans la tradition républicaine, le rôle de l’école a toujours été prépondérant dans le maintien du civisme, mais le thème est redevenu aujourd’hui central, non seulement avec le renouveau de la philosophie politique, mais aussi suite à une série d’études critiques sur la crise de l’engagement politique.

 

Le citoyen possède des droits

La citoyenneté repose aussi  sur l’existence d’un ensemble de droits (et de devoirs) dont l’individu est sujet.

 

Le citoyen est un acteur social

La citoyenneté est enfin la capacité réelle dont font preuve les individus pour participer à la chose publique. Faculté qui exige une intelligence pratique (et non seulement discursive) du politique. Cette dimension passe alors très souvent par l’existence d’actions collectives grâce auxquelles les citoyens infléchissent les donnes sociales en accord avec leurs intérêts et leurs représentations. Mais elle renvoie aussi à l’existence d’un espace public où les individus, parviennent à dégager des positions communes. Cette participation se fonde sur « la croyance dans l’intelligibilité  du monde politique par tout citoyen » (Leca, 1986 p172) mais exige aussi, et peut être surtout, de la part des citoyens la capacité de se mettre imaginairement à la place de leurs gouvernants (Finlay 1985).

 

La citoyenneté à l’école

L’école républicaine traditionnelle était bâtie pour l’essentiel, et en étroit accord avec la tradition humaniste, sur la plus grande méfiance quant au rôle « éducateur » des groupes de pairs.

L’école en France, était ainsi animée, comme en atteste avant tout de manière exemplaire la « forme scolaire » elle-même. (Vincent 1980, 1994) par une forte volonté de limiter l’emprise des élèves sur l’école, et ceci bien au-delà de ce que semble exiger structurellement la relation pédagogique elle-même.

Les changements à l’œuvre, tant dans la représentation de l’écolier que dans celle de l’adolescent, et surtout dans la conception même du métier d’élève, conduisent à ses transformations et à des aménagements non négligeables. Se renforce ainsi notamment le rôle des élèves en tant que membres de l’établissement scolaire parce qu’ils sont désormais « au centre du système éducatif. La thématique de l’établissement « lieu de vie », la création de « maisons de lycéens » où se déploie plus librement la vie adolescente, la floraison de journaux scolaires en atteste. Du coup, l’idée de l’appartenance à l’établissement scolaire se transforme également.

http://www.jean-cotxet.fr/images/cotxet_infos_pdf/CI72mars2014.pdf

 

 

Le travail social à l'épreuve du néo-libéralisme : entre résignation et résistance

 

 

LE TRAVAIL SOCIAL À L'ÉPREUVE DU NÉO-LIBÉRALISME

Entre résignation et résistance
Raymond Curie
TRAVAIL SOCIAL EUROPE


Où en est le travail social à l'heure actuelle ? Peut-il s'adapter aux évolutions des politiques libérales ? La rationalisation des choix budgétaires domine dans les différents services, associations et institutions du secteur. Deux logiques différentes apparaissent au niveau du secteur social dans les pratiques : l'intervention sociale et le travail social. Avec la loi rénovation sociale de 2002, la première logique tend à se développer dans toutes les branches du secteur social

 

 http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30474

 

chronique de l'association internationale des magistrats de la jeunesse et de la famille

http://www.judgesandmagistrates.org/chron2.htm

 

 

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  • dernière mise à jour : vendredi 15 décembre 2017 à 12:28:30