Quelques conseils de lecture...

Santé mentale : souffrances ou troubles psychiques : rôle et place du travailleur social

 

Les travailleurs sociaux expriment des difficultés voire un réel malaise, du fait de l’importance grandissante de situations qu’ils ont à traiter, dans lesquelles la dimension psycho-sociale

des problèmes ou le trouble psychique de l’usager sont présents, de façon plus ou moins manifestes.

 

L’expression d’une « souffrance psychique » fortement associée à la précarité et à l’exclusion vient infiltrer le champ social et doit être prise en compte dans ses pratiques.

 

S’il est rendu plus complexe et doit de ce fait être soutenu, le travail social demeure un vecteur essentiel de prise en charge de la souffrance psychosociale et doit être en tant que tel mieux reconnu.

Ce document, destiné aux travailleurs sociaux, a été conçu dans le cadre d’un groupe de travail pluriprofessionnel conduit par la Direction générale de la Santé et la Direction généralee l’Action sociale. Sa réalisation s’est en outre appuyée sur une enquête conduite auprès de professionnels inscrits dans divers modes d’exercice du travail social, ainsi qu’auprès d’équipes de psychiatrie. La restitution de cette somme d’actions et de réflexions conduite par des professionnels de terrain permet de redessiner une pratique qui, avec ses outils propres, apporte une contribution essentielle dans le champ de la santé mentale.

 

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/travailleur_social.pdf

 

 

 

 

 

 

LA CITOYENNETE A L'ECOLE : VERS UNE DEFINITION D'UNE PROBLEMATIQUE SOCIOLOGIQUE

In : Revue française de sociologie. 1998.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1998_num_39_4_4836

 

Anne Barrère, IUFM, Nord-Pas-de-Calais – Université Lille III

Danilo Martuccelli, Université Lille II et CADIS – CNRS-EHESS

 

La république doit respecter l’individu tout en l’instruisant : elle n’a pas la volonté « totalitaire » de se substituer à la famille ou à l’individu lui-même, mais elle doit assurer la formation morale et civique du citoyen.

 

Les dimensions de la citoyenneté

Le citoyen est membre reconnu d’une collectivité

La citoyenneté implique des critères d’appartenance à une communauté politique, le plus souvent, mais pas toujours, identifiée à la Nation. Cette condition indispensable trace une frontière entre ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors. Leur appartenance commune fonde, d’une certaine manière, une empathie implicite parmi les citoyens. La clôture sociale, pour différente qu’elle soit, est consubstantielle à la notion de citoyenneté.

 

Le citoyen doit avoir un sens du civisme

La citoyenneté, le plus souvent, est fondée sur le présupposé que les individus reconnus comme citoyens disposent de certaines valeurs, ce que très souvent on désigne par le mot « civisme ». C’est autour de cette qualité que se sont centrés la plupart des textes philosophiques, qui insistent depuis l’antiquité classique non seulement sur les connaissances nécessaires pour exercer sa tâche de citoyen mais aussi, et surtout, sur les vertus qu’il doit avoir : probité, patriotisme, dévouement au bien commun. Dans la tradition républicaine, le rôle de l’école a toujours été prépondérant dans le maintien du civisme, mais le thème est redevenu aujourd’hui central, non seulement avec le renouveau de la philosophie politique, mais aussi suite à une série d’études critiques sur la crise de l’engagement politique.

 

Le citoyen possède des droits

La citoyenneté repose aussi  sur l’existence d’un ensemble de droits (et de devoirs) dont l’individu est sujet.

 

Le citoyen est un acteur social

La citoyenneté est enfin la capacité réelle dont font preuve les individus pour participer à la chose publique. Faculté qui exige une intelligence pratique (et non seulement discursive) du politique. Cette dimension passe alors très souvent par l’existence d’actions collectives grâce auxquelles les citoyens infléchissent les donnes sociales en accord avec leurs intérêts et leurs représentations. Mais elle renvoie aussi à l’existence d’un espace public où les individus, parviennent à dégager des positions communes. Cette participation se fonde sur « la croyance dans l’intelligibilité  du monde politique par tout citoyen » (Leca, 1986 p172) mais exige aussi, et peut être surtout, de la part des citoyens la capacité de se mettre imaginairement à la place de leurs gouvernants (Finlay 1985).

 

La citoyenneté à l’école

L’école républicaine traditionnelle était bâtie pour l’essentiel, et en étroit accord avec la tradition humaniste, sur la plus grande méfiance quant au rôle « éducateur » des groupes de pairs.

L’école en France, était ainsi animée, comme en atteste avant tout de manière exemplaire la « forme scolaire » elle-même. (Vincent 1980, 1994) par une forte volonté de limiter l’emprise des élèves sur l’école, et ceci bien au-delà de ce que semble exiger structurellement la relation pédagogique elle-même.

Les changements à l’œuvre, tant dans la représentation de l’écolier que dans celle de l’adolescent, et surtout dans la conception même du métier d’élève, conduisent à ses transformations et à des aménagements non négligeables. Se renforce ainsi notamment le rôle des élèves en tant que membres de l’établissement scolaire parce qu’ils sont désormais « au centre du système éducatif. La thématique de l’établissement « lieu de vie », la création de « maisons de lycéens » où se déploie plus librement la vie adolescente, la floraison de journaux scolaires en atteste. Du coup, l’idée de l’appartenance à l’établissement scolaire se transforme également.

http://www.jean-cotxet.fr/images/cotxet_infos_pdf/CI72mars2014.pdf

 

 

Le travail social à l'épreuve du néo-libéralisme : entre résignation et résistance

 

 

LE TRAVAIL SOCIAL À L'ÉPREUVE DU NÉO-LIBÉRALISME

Entre résignation et résistance
Raymond Curie
TRAVAIL SOCIAL EUROPE


Où en est le travail social à l'heure actuelle ? Peut-il s'adapter aux évolutions des politiques libérales ? La rationalisation des choix budgétaires domine dans les différents services, associations et institutions du secteur. Deux logiques différentes apparaissent au niveau du secteur social dans les pratiques : l'intervention sociale et le travail social. Avec la loi rénovation sociale de 2002, la première logique tend à se développer dans toutes les branches du secteur social

 

 http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30474

 

chronique de l'association internationale des magistrats de la jeunesse et de la famille

http://www.judgesandmagistrates.org/chron2.htm

 

 

eirik prairat : la sanction en education-edition puf et la sanction, petites méditations à l'usage des educateurs - edition l'harmattan

Eirick Prairat est docteur en Sciences de l’éducation, titulaire d’un CAPES en philosophie et professeur de sciences de  ’éducation à l’Université de Nancy 2.

Cet auteur nous propose de penser la sanction en éducation dans deux de ses ouvrages :

La sanction en éducation chez PUF (http://www.puf.com/Que_sais-je:La_sanction_en_%C3%A9ducation)

et La sanction, petites méditations à l’usage des éducateurs chez l’Harmattan (http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=10940.

Eirik Prairat nous propose de réfléchir aux questions suivantes: « Comment, en effet, punir quand les principes qui sous-tendent une pratique sont idéologiquement disqualifiés ? Comment sanctionner quand on a le sentiment que la sanction est la marque d’un déficit relationnel, le signe d’un manque de professionnalité ou, plus simplement, l’aveu d’un échec éducatif ?...Et pourtant, il n’est pas d’éducation sans sanction. Le problème n’est donc plus aujourd’hui de savoir s’il faut ou non sanctionner mais de savoir comment il faut s’y prendre pour responsabiliser un sujet en devenir. »

Selon Prairat, il ne convient pas d’avoir peur d’imposer la contrainte, de poser la punition. La question est plutôt : comment utiliser la contrainte pour rendre libre et comment articuler sanction et éducation afin que la sanction puisse devenir un moment éducatif ?

La première partie de cet ouvrage fait un état des lieux historique des pratiques éducatives. C’est un regard croisé sur les deux grandes institutions éducatives de notre société : la famille et l’école. Histoire des pratiques, mais aussi des idées. L’auteur explore quelques grandes pensées éducatives du point de vue des philosophes, des psychanalystes et des pédagogues.

Dans une seconde partie, celle qui nous intéresse le plus, l’auteur s’attelle à une analyse de la sanction en plusieurs points :

- Les fondements de la sanction, ce qui revient à s’interroger sur sa légitimité : « fonder la sanction, c’est la ramener dans son domaine de légitimité là où existent des règles visibles et lisibles. La réflexion sur le règlement intérieur est fondamentale. » Ce dernier doit décliner de manière claire à la fois droits et obligations de chacun.

- La finalité de la sanction ou comment sanctionner ? La finalité et la fonction de la sanction doivent être distinguées, selon Prairat. La fonction de la sanction est une réassurance par rapport à la norme alors que la fin a un caractère intentionnel.

Cette fin est triple :

• une visée politique, un moyen pour rappeler la règle et particulièrement la qualité de la règle qui a pour objet de réaffirmer la cohésion du groupe.

• Une visée éthique, il s’agit de responsabiliser le sujet en lui imputant la responsabilité de ses actes et donc tendre à le responsabiliser.

• Une visée psychologique et sociale, la sanction est un coup d’arrêt dans une régression, elle signifie une limite et a pour objet de faire césure. Elle réoriente un comportement et ouvre un nouveau moment avec la victime ou avec le groupe.

- Les caractéristiques d’une sanction éducative.

Prairat définit quatre principes constitutifs pour construire la sanction comme un acte éducatif. La sanction s’adresse à un Sujet (pas à un groupe). Toute sanction doit passer par la parole. Cette dernière relie la sanction à la transgression. Elle fait un pont symbolique entre les deux actes. Pas de sanction silencieuse, pas de sanction appliquée sans être explicitée. La parole c’est quelques mots qui lient, qui relient et qui délient. La sanction porte sur des actes et des comportements en

distinguant l’être et le faire ce qui nécessite un travail d’objectivation. Respecter un Sujet ne signifie pas forcément tolérer

ses actes. La sanction prend la forme d’une privation/frustration/suspension, elle doit prendre une forme privative, apparaître

comme la privation d’un droit. Aussi, il est bon que la sanction s’accompagne d’une procédure réparatrice.

La sanction doit agir dans le sens de la resocialisation : toute sanction doit s’accompagner d’un geste à l’intention de la victime, du groupe. La réparation transforme un subir en un agir et permet au Sujet de SE réparer.

 

http://jean-cotxet.fr/images/cotxet_infos_pdf/CI69mars2013.pdf

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  • dernière mise à jour : dimanche 25 juin 2017 à 16:10:11