Quelques conseils de lecture...

eirick prairat

Un livre, un auteur

Eirick Prairat est docteur en Sciences de l’éducation, titulaire d’un CAPES en philosophie et professeur de sciences de l’éducation à l’Université de Nancy 2.

Cet auteur nous propose de penser la sanction en éducation dans deux de ses ouvrages :

La sanction en éducation chez PUF et La sanction, petites méditations à l’usage des éducateur chez l’Harmattan.

Eirik Prairat nous propose de réfléchir aux questions suivantes :

 « Comment, en effet, punir quand les principes qui sous-tendent une pratique sont idéologiquement disqualifiés?

Comment sanctionner quand on a le sentiment que la sanction est la marque d’un déficit relationnel, le signe d’un manque de professionnalité ou, plus simplement, l’aveu d’un échec éducatif ?...Et pourtant, il n’est pas d’éducation sans sanction. Le problème n’est donc plus aujourd’hui de savoir s’il faut ou non sanctionner mais de savoir comment il faut s’y prendre pour responsabiliser un sujet en devenir. »

Selon Prairat, il ne convient pas d’avoir peur d’imposer la contrainte, de poser la punition. La question est plutôt :

comment utiliser la contrainte pour rendre libre et comment articuler sanction et éducation afin que la sanction puisse devenir un moment éducatif ?

La première partie de cet ouvrage fait un état des lieux historique des pratiques éducatives. C’est un regard croisé sur les deux grandes institutions éducatives de notre société : la famille et l’école. Histoire des pratiques, mais aussi des idées. L’auteur explore quelques grandes pensées éducatives du point de vue des philosophes, des psychanalystes et des pédagogues.

Dans une seconde partie, celle qui nous intéresse le plus, l’auteur s’attelle à une analyse de la sanction en plusieurs points :

- Les fondements de la sanction, ce qui revient à s’interroger  sur sa légitimité : « fonder la sanction, c’est la ramener dans son domaine de légitimité là où existent des règles visibles et lisibles. La réflexion sur le règlement intérieur est fondamentale. » Ce dernier doit décliner de manière claire à la fois droits et obligations de chacun.

- La finalité de la sanction ou comment sanctionner ?

La finalité et la fonction de la sanction doivent être distinguées, selon Prairat. La fonction de la sanction est une réassurance par rapport à la norme alors que la fin a un caractère intentionnel.

Cette fin est triple :

• une visée politique, un moyen pour rappeler la règle et particulièrement la qualité de la règle qui a pour objet de réaffirmer la cohésion du groupe.

• Une visée éthique, il s’agit de responsabiliser le sujet en lui imputant la responsabilité de ses actes et donc tendre à le responsabiliser.

• Une visée psychologique et sociale, la sanction est un coup d’arrêt dans une régression, elle signifie une limite et a pour objet de faire césure. Elle réoriente un comportement et ouvre un nouveau moment avec la victime ou avec le groupe.

- Les caractéristiques d’une sanction éducative.

 

Prairat définit quatre principes constitutifs pour construire la sanction comme un acte éducatif. La sanction s’adresse à un Sujet (pas à un groupe). Toute sanction doit passer par la parole. Cette dernière relie la sanction à la transgression. Elle fait un pont symbolique entre les deux actes. Pas de sanction silencieuse, pas de sanction appliquée sans être explicitée. La parole c’est quelques mots qui lient, qui relient et qui délient.

La sanction porte sur des actes et des comportements en distinguant l’être et le faire ce qui nécessite un travail d’objectivation. Respecter un Sujet ne signifie pas forcément tolérer ses actes.

La sanction prend la forme d’une privation/frustration/suspension, elle doit prendre une forme privative, apparaître comme la privation d’un droit. Aussi, il est bon que la sanction s’accompagne d’une procédure réparatrice.

La sanction doit agir dans le sens de la resocialisation : toute sanction doit s’accompagner d’un geste à l’intention de la victime, du groupe. La réparation transforme un subir en un agir et permet au Sujet de SE réparer.

 

http://www.puf.com/Que_sais-je:La_sanction_en_%C3%A9ducation

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=10940

Je ne parlerai qu'à ma juge de catherine sultan

Je ne parlerai qu’à ma juge Voyage au coeur de la justice des enfants Catherine SULTAN 

 

 En librairie le 11 avril 2013

 

Attachée de presse Catherine Hermann 01 41 48 83 53

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Assistante Marie-Christine Pidutti 01 41 48 83 54

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 La parole de Catherine Sultan s'appuie sur son expérience juridictionnelle mais aussi sur son engagement militant et personnel. Elle vise à démontrer par l’exemple que souscrire à une idéologie frileuse et sécuritaire compromet l’efficacité d’un traitement raisonné et sans complaisance, et qu’une société qui croit à son avenir doit d’abord miser sur chacun des ses enfants.

Elle lève le voile sur des scènes de vie qui se déroulent entre les murs de son cabinet, qu'on lit avec stupeur et empathie. Elle rend compte de plus de 20 ans de travail et d’évolution d’une pratique et d’une forme de justice. Un choix nécessaire quand, alternance politique aidant, il est aujourd'hui possible de mettre fin à 10 ans de régression et de poser un autre regard sur nos enfants.

 Face à un sujet aussi crucial et sensible, il est temps de renouer avec des politiques lucides et réalistes qui aient le courage d’aller à contre-courant de l’air du temps. La société change dans sa globalité, la place de l’enfant au sein de la famille a aussi connu une forte mutation. Mais, le rapport de responsabilité des adultes à l’égard de l’enfance doit, lui, rester immuable.

Catherine Sultan est juge des enfants depuis 1988, d'abord à Douai, puis Evry, Paris et Créteil. Détachée comme enseignante à l'École nationale de la magistrature de 1995 à 2000, elle est présidente du tribunal pour enfants de Créteil depuis 2007 et présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille (de 2007 à 2012).

http://www.liberation.fr/societe/2013/04/10/histoires-d-enfants-sous-la-plume-d-une-juge_895271

regard sur les educateurs scolaires

 

Après la rencontre des éducateurs en foyer d’hébergement (CI 65 – décembre 2011), nous poursuivons la découverte des spécificités des métiers : aujourd’hui, les éducateurs scolaires. 4 éducateurs scolaires de l'association ont été interviewés : l'un travaille à l'atelier scolaire du Perreux et les 3 autres dans les foyers de Jenner, des Amandiers et du Sacré-Coeur, à Paris.

Comment devient-on éducateur scolaire ?

Les parcours sont très variés : famille dans le domaine éducatif, enseignement, animation sociale ou/et culturelle, accompagnement de personnes dans le privé, gestion de projets et bénévolat, philosophie,… Un point commun : avoir ressenti le besoin de s'impliquer dans un travail associatif auprès de jeunes en difficulté, en apportant une expérience du  contact humain et un désir de faire progresser ces enfants dans le domaine essentiel de la scolarité.

Quels sont les jeunes concernés ?

A l'atelier scolaire, trois éducateurs scolaires et une animatrice reçoivent des jeunes venant des foyers d'urgence du Perreux et de Nogent-sur-Marne (40%), d'autres foyers de  l'association (20%), de l'ASE ou d'autres associations (40%) via le rectorat ou par connaissance de l'atelier. Il s'agit de jeunes collégiens de 12 à 18 ans ou de mineurs isolés peu ou pas scolarisés pour lesquels on visera la reprise des cours selon la vitesse de progression de chacun.

Dans les foyers concernés, il y a un éducateur scolaire (ils sont deux à Jenner) qui travaille avec des jeunes du foyer, scolarisés du CP au lycée ou des mineurs isolés de 14 ans et plus ayant souvent un niveau d'études faible.

« Les jeunes accueillis ont quasiment tous des problèmes familiaux : le gamin n'en a rien à faire de l'école, il perd pied, son comportement n'est pas accepté par l'école, il part ou il est exclu. Il faut le reprendre en individuel, ce que l'école ne fait pas ». « Certains ont des troubles du comportement : cela ne peut pas marcher, les problèmes ne se règlent pas, il y a parfois de la violence, personne ne veut ou ne peut s'en occuper ».

 

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Robert - debre : une troisieme maison des adolescents pour l'ap-hp

 

http://lewebzine.aphp.fr/robert-debre-une-troisieme-maison-des-adolescents-pour-lap-hp/

violences sexuelles sur mineurs

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  • dernière mise à jour : mardi 15 août 2017 à 19:13:01