savoirs et apprentissage

ATELIER « SAVOIRS ET APPRENTISSAGE »[1]

La transmission des savoirs et connaissances est constitutive de l’éducation. Elle prend une importance particulière pour les professionnels exerçant des fonctions directement liées à l’éducation scolaire, à l’insertion professionnelle, et plus largement à l’accompagnement d’un jeune vers un statut d’adulte économiquement autonome. C’est à ces situations de transmission – lorsqu’elles se situent en dehors de l’institution scolaire – que s’est intéressé cet atelier : soutien au travail scolaire, alternative provisoire à la scolarité, service d’activités psychopédagogiques et éducatives de jour, accompagnement de mineurs étrangers isolés…

Pourquoi transmettre ? Quels savoirs transmettre ? S’agit-il de permettre aux jeunes – grâce aux connaissances « utiles » acquises – de s’adapter aux situations de « droit commun » et d’accéder à une relative normalité scolaire, sociale, professionnelle ? Qu’en est-il alors d’autres savoirs, apparemment « inutiles » mais susceptibles d’aider les jeunes à « se grandir », se construire comme sujet, construire leur rapport au monde ? Théoriquement complémentaires, ces finalités ne rentrent-elle pas en tension dans certaines situations ?

Les pratiques professionnelles sont-elles différentes pour la transmission de savoir-faire réputés non scolaires (pratiques artistiques, sportives, savoirs domestiques…), ou pour d’autres contenus moins aisés à cerner : les normes, les valeurs, les goûts… ? Les « codes » permettant à chacun se repérer dans la situation d’apprentissage sont-ils toujours les mêmes ?

Se pose aussi la question de l’indispensable transmission de l’envie d’apprendre, de la curiosité.... Les méthodes, outils, « détours » pédagogiques ont à intégrer cette dimension, peut-être moins facile à étayer techniquement, plus ancrée dans la relation…

Enfin, la transmission des savoirs et connaissances de type scolaire se joue dans un contexte de coéducation soulevant des questions bien spécifiques :

  • lorsqu’elle se situe dans un contexte où la famille ne peut à elle seule remplir ce rôle, comme c’est le cas dans le contexte de la protection de l’enfance ;
    • et du fait de l’articulation nécessaire avec les acteurs et les pratiques de l’institution scolaire.
 


[1] Claire Bailly (éducatrice spécialisée), Elisabeth Callu (chargée de mission recherche), René Cavaciuti  (éducateur spécialisé) , Maria-Grazia Cuccu (ff éducatrice spécialisée), Claire de Gatellier (administratrice), Delphine Dey (théâtre de l’Opprimé), Nafissa Ferhat (assistante familiale), Thérèse Ferragut (directrice adjointe), Delphine Flatrès (psychologue), Patrick Gibeau (éducateur scolaire), Mickaël Le Gars (éducateur spécialisé), Jean-Pierre Mellet (éducateurs scolaire), Christine N’Dongo (maîtresse de maison), Alice Neves (assistante familiale), Barbara Orzelowska (éducatrice spécialisée), Josette Pezieu (administratrice), Carlos Rama (éducateur spécialisé), Robert Rigault (chef de service), Quentin Roesch (moniteur éducateur), Eric Surreault (moniteur éducateur), Cèdre Teilhard (éducateur scolaire), Pierre Tournecuillert (éducateur scolaire), Muriel Vergne (éducatrice spécialisée).

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  • dernière mise à jour : mercredi 13 décembre 2017 à 17:04:07