l'ailleurs

ATELIER « L’AILLEURS »[1]

Comment accueillir, accompagner, comprendre les expériences d’interculturalité, de rencontre avec l’étranger, de nomadisme, de déracinement, d’exil, d’errance… ? Que nous apprend pour cela notre expérience de l’ailleurs, du passage de frontières, du dépaysement et de la confrontation à ce qui nous paraît « étrange » ?

Se déplacer et observer « l’ailleurs », s’enrichir de ce qui s'y expérimente, rencontrer l’autre au-delà des différences, découvrir d’autres manières de voir, de faire, de comprendre le monde et de répondre aux petits problèmes et aux grandes questions de l’humanité ; observer « ici » vu « d’ailleurs » et voir ce qu’on ne voyait pas, se comprendre autrement, revisiter ses expériences…Être « ailleurs » dans le temps ou l’espace, tout en restant ici, laisser flotter la pensée et s’ouvrir au surgissement d’expériences anciennes qui éclairent d’un jour nouveau l’ici et maintenant, à l’inattendu des rêveries ou des rencontres « de l’autre côté de la porte »…

L’atelier a cherché à explorer ces différentes formes de rencontre de l’ailleurs, du point de vue des jeunes et du point de vue des professionnels, et ce qu’elles peuvent apporter à chacun.

Chacun de ces groupes préparatoires a été constitué en sorte que puissent s’y exprimer des points de vue aussi divers que possible sur les problématiques soulevées : multiplicité des modes d’intervention (foyers, milieu ouvert, placement familial), des fonctions et des niveaux de responsabilité (éducateurs, psychologues, psychiatres, chefs de service, maîtresses de maison, infirmières, directeurs, administrateurs…).

Les membres de chacun des groupes ne se connaissaient pas ou peu, pour la plupart, mais étaient tous animés d’une même envie de partager leurs expériences, leurs doutes et leur plaisir à travailler ensemble malgré certains moments vécus de solitude.

Chaque groupe a été chargé de la préparation et de l’animation d’un atelier du Carrefour. Au cours de ses quatre séances de travail, chacun a sélectionné plusieurs problématiques et/ou expériences qui lui semblaient particulièrement importantes et préparé leur présentation et l’animation des débats autour des questions qu’ils soulèvent.

Chaque atelier a donc commencé par quelques interventions. Celles-ci ont ensuite donné lieu à des échanges avec les participants au Carrefour, composé d’une vingtaine de personnes travaillant au sein de l’association à titre professionnel ou bénévole autour de « scènes » traduisant les problématiques exprimées, jouées par des acteurs du Théâtre de l’Opprimé dont certains avaient participé à la préparation. Pour chaque scène, plusieurs « spectateurs » ont accepté de « jouer le jeu » en proposant un déroulement alternatif pour la scène proposée et enrichir ainsi les débats. Il s’agissait alors non seulement de dire mais aussi d’agir en modifiant le « scénario », et ainsi « d’explorer, expérimenter, découvrir et comprendre ensemble.[2] » La « qualité de la mise en évidence des problèmes, de l’improvisation et du jeu des acteurs », la « participation des spectateurs » ont été appréciées des personnes présentes[3].

Ce document reproduit les textes des différentes interventions faites par des membres des groupes préparatoires dans les ateliers ainsi que la synthèse qui en a été proposée en clôture de journée par le Docteur Vacher-Neill. Il propose par ailleurs une « lecture transversale » et subjective du travail des groupes préparatoires par Elisabeth Callu, chargée de mission recherche, qui a participé à la plupart de leurs réunions et, en postface, le regard sur cette journée de Rui Frati, responsable du Théâtre de l’Opprimé.

 



[1] Fatima Ait Ahmed (assistante familiale), Mened Ait Ouarab (éducateur spécialisé), Jean Luc Bauché (éducateur spécialisé), Mourad  Bouchou (chef de service), Elisabeth Callu (chargée de mission recherche), Francesco Dito (chef de service), Laure Even (éducatrice de jeunes enfants), Rui Frati (théâtre de l’Opprimé), Elizabeth Gal (assistante familiale), Nathalie Guimard (chef de service), Alice Laurent (éducatrice spécialisée), Marc Lempreux (chef de service), Carlos Morais (chef de service), Stephan Mitrovic (éducateur spécialisé), Barbara Orzelowska (éducatrice spécialisée), Christelle Papon (éducatrice spécialisée).

[2] Texte de présentation du théâtre de l’Opprimé.

[3] 330 participants. Sondage effectué après la journée par Michel Freund, administrateur

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  • dernière mise à jour : jeudi 19 octobre 2017 à 19:17:36